« Face à face : Drummondville-Montréal »

Exposition solo à l’Hôtel de ville de Drummondville, d’octobre à décembre 2024.

« Face à face : Montréal-Drummondville » s’inscrit dans le sillon des expositions solo « les pas rythment le silence » (Axart, 2021) et « Drummondville : année 1 » (Conteneurs culturels, 2022). Les photographies qui forment cette nouvelle exposition ont été prises lors d’escapades dans les rues et ruelles des deux villes que Karolann s’est amusée à (re)découvrir à travers son appareil argentique.

Cette série témoigne des allées et venues de la photographe entre ces deux endroits, au moment même où elle quitte le premier, après près d’une décennie de résidence, pour le second. Elle raconte l’histoire de multiples déambulations urbaines en solitaire, synonyme de moments de réflexion. Grâce à la disposition des photographies, on peut tirer des ressemblances entre les paysages métropolitains et ceux du territoire d’accueil (même à quelques 112 kilomètres de distance).

La végétation est le premier point commun. La nature prend de plus en plus de place dans la pratique de Karolann depuis son déménagement en campagne. Elle cohabite toutefois avec des éléments plus urbains – le deuxième élément comparatif –, qui continuent d’occuper une place centrale dans l’œuvre de la photographe, peu importe où elle déambule : les cordes à linge, les recoins entre deux bâtiments ou les fils électriques. Tous ces éléments ponctuent les photographies, agissent comme un fil rouge qui traverse ses différents projets créatifs. Tous ces éléments rassemblés lui permettent de créer ses paysages urbains, qu’elle définit par ce qui est atypique ou singulier, permettant d’une certaine façon de réécrire la signification de chaque quartier rencontré.

Ce face à face permet aussi de marquer quelques différences entre les deux villes, la principale étant au niveau des couleurs : les paysages montréalais semblent plus froids (bleu, vert) alors que les scènes drummondvilloises sont plus chaleureuses (orange, jaune). Cela dit, dans les deux cas, on ressent quand même bien la présence humaine grâce aux petits indices captés par Karolann.

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